La poursuite de notre aventure nous a ainsi menés dans ce qui fût au Moyen-Âge la plus grande ville d’Europe, l’intrigante alors musulmane Cordoue. Ville fort intéressante – nos habitudes touristiques ne m’avaient jusqu’ici jamais aidé à me rendre dans cette cité : pas d’aéroport, et les villes voisines qui, elles, en ont, semblaient au moins tout aussi agréables à visiter.

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Je ne m’étalerai pas sur le trajet qui nous a menés dans cette ville andalouse, mais quelques mots tout de même : covoiturage, père et fils, opération du cœur, visite de la famille au Maroc, retard, coups de klaxons de camions, détours, nuit contrainte en motel… Bilan : 40€ en plus et arrivée 11h plus tard. Soit.

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Au détour de ruelles pittoresques, on est accueilli avec une franche embrassade, et le sourire bien sympathique de Carola, une cinquantenaire d’origine allemande établie en Espagne depuis 30 ans. Après avoir dédié sa vie au commerce équitable, avec un poste à haute responsabilité en tant que CEO du réseau international des magasins de commerce équitable, son projet de vie militant l’a naturellement menée à vouloir aider la population locale. Comment ? En offrant un espace social et culturel consacré directement aux habitants eux-mêmes. Elle a donc entrepris, il y a 6 ans, l’achat d’une vieille demeure médiévale, en plein centre historique, en vue de la restauration de ses murs originaux et de l’aménagement de celle-ci. La souriante et aimable Andalouse d’adoption y habite, avec son chien Tana. Le centre se déploiera derrière le patio encerclé d’arches médiévales, avec des colonnes, une fontaine et un puits, le tout datant de plus de 1000 ans… L’ensemble bénéficie même d’un second patio, plus récent et pourvu d’un citronnier géant, ainsi que d’une grande terrasse. La somme fait parfois penser à un labyrinthe dans lequel il est agréable de circuler.

Ces arches, en fait, Carola les avait aperçues lors de sa première visite de la maison. Elle a supposé – à raison – que les arches qui se devinaient imbriquées dans un mur moderne, faisaient en fait partie d’un ensemble d’arches, typique des patios de l’époque musulmane.  Ce fut le début de beaucoup de ce qu’elle appelle ses Moments de Gloire – découvertes presque quotidiennes où l’on met à jour une partie originale d’un mur datant d’un millénaire. En effet, les anciens occupants avaient préféré le confort de petites pièces aux murs uniformément blancs. L’un d’entre eux a même été jusqu’à recouvrir les magnifiques colonnes d’une fabuleuse peinture rose bonbon. Mais ça n’avait pas freiné la motivation de notre hôte, qui voyait ici l’endroit rêvé pour concrétiser son projet.

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Malheureusement, la crise est passée par là peu de temps après son achat, et les plans financiers de Carola ont dû être révisés. C’est sans doute ce qui l’a amenée à s’intéresser à l’économie de partage : Workaway pour recevoir de la main d’œuvre gratuite, et AirBNB pour accueillir des clients qui logeront dans les chambres et appartements aménagés aux étages. On y a compté jusque 9 possibilités de logement, proposés à très bas prix. On loge d’ailleurs dans l’un deux, une chambre nichée tout en haut du bâtiment principal.

  • 08h37, le réveil sonne pour la seconde fois et notre journée-type doit bientôt commencer.
  • 09h00, début de notre journée de travail : Flora devra sans doute apprêter des chambres, peindre une salle de bain, un plafond, ôter la couche de plâtre d’un mur ou faire preuve de créativité en peignant une lune et des étoiles… Moi, je serai certainement occupé à trier des gravats pour recycler le sable et les petits cailloux pour le béton, à restaurer un mur médiéval en le délivrant du ciment moderne, ou à en démolir un autre plus récent en ressentant une considérable satisfaction à le voir tomber et dévoiler les arches médiévales.
  • 10h50, Carola nous avise que le thé sera prêt dans 10 minutes.
  • 11h10, pause thé. Tous les workawayers (volontaires) se réunissent dans le second patio, sous une tonnelle nous protégeant des fruits que le citronnier lâche sans crier garde.
  • 11h38, après avoir refait le monde autour de quelques tasses de thé aux fleurs d’oranger, chacun reprend le chemin de sa tâche, le sourire aux lèvres.
  • 13h11, ça fait 11 minutes que Carola nous dit que notre journée est terminée, et on se décide enfin à ranger nos outils.
  • 13h30, on mange un bon repas bien mérité, qui sera suivi d’une apaisante douche et d’un repos digestif à l‘abri des 30 degrés printaniers.

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Les après-midis libres nous laissaient donc pas mal de place pour tenter de s’imbiber au mieux de l’histoire et de la culture de ce joyau andalou. La culture y est quasi gratuite, beaucoup de musées importants sont gratuits pour les Européens, et la surprenante Mezquita-Cathédrale peut se visiter librement les matins entre 8h30 et 9h30 (8€ l’entrée en dehors de ces heures).

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Les étés semblent si étouffants sur les abords du Guadalquivir, que les vieilles maisons sont faites de sorte qu’il y fasse plus frais à l’intérieur. Un peu comme dans une grotte. Le problème, c’est que les maisons ne sont pas correctement isolées et lorsque la température ne grimpe pas au-delà des 25 degrés, il y fait étrangement très froid ! Il semblerait que l’hiver y soit difficilement supportable tellement il y fait froid, même pour nous qui sommes habitués à des températures négatives.

Une anecdote qu’il nous faut raconter : celle des nouvelles portes et fenêtres. Nous avions été prévenus que nous devrions être disponibles pour donner un coup de main dans l’après-midi du vendredi, pour une histoire de porte qui allait être livrée. Jusque-là rien ne nous laissait présager de la suite. Après quelques conversations téléphoniques qui résonnaient dans un couloir à l’abri de nos oreilles, on apprend que le livreur ne pourra pas venir devant la porte, mais qu’il nous attendrait le long du Guadalquivir, c’est-à-dire à 1,2 km. Nous marchons donc, motivés et curieux, à sa rencontre en compagnie du voisin, venu spécialement pour l’occasion. On n’avait aucune idée de ce qu’on devrait porter. Une seule porte ? Une toute petite ? Légère ? La réponse ne fut pas très joyeuse, et un sentiment étrange s’est ressenti dans le silence de nos regards. Nous allions donc devoir porter à mains nues, 7 fenêtres en double-vitrage, 2 châssis de fenêtre et 1 châssis de porte, dans les ruelles de Cordoue. Les esprits vaillants se sont vite réfugiés derrière les douleurs de bras et l’épuisement. Les pièces les plus légères pesaient autour des 50kg, et certaines devaient peser aux alentours de 100 kg. En plus, le livreur avare en collaboration nous démontre lors du transport de la dernière pièce – la plus encombrante – comme il est simple de la faire « glisser » sur le macadam de la route. Résultat : 2 paires d’yeux ébahies et suspicieuses, mais surtout une grosse éraflure (sans dec’) sur le côté latéral du châssis. Ce ne sera pas la seule raison d’une plainte car il y aura au final beaucoup d’erreurs sur la commande. Les fenêtres s’ouvrent vers l’intérieur et non vers l’extérieur, un châssis de fenêtre ne rentre pas entre les colonnes médiévales, et la porte n’a pas la bonne hauteur… à croire que les murs ont bougé depuis qu’ils étaient venus prendre les dimensions.

Outre ce voisin, Dani, nous avons eu la chance partager cette expérience avec d’autres personnes qu’il nous est obligé de décrire s’il on veut apporter toutes les bonnes couleurs à notre dessin. Neil fut la première personne. C’est le maitre d’ouvrage, le chef de chantier. Anglais, supporter de Tottenham, il vit en Espagne depuis un peu plus d’un an et cherche à s’y établir. C’est le seul à travailler dans la maison en tant que tel. Ensuite, il y a 2 locataires à plus long terme dans la demeure. Yasminn est Parisienne (je l’entends nous demander de préciser qu’elle est de Montreuil, ce qui est – semblerait-t-il – fort différent) en Erasmus à Cordoue depuis septembre. Elle y termine son Bachelier en philologie hispanique. Avec son grand sourire et sa fougue, elle nous guidera à travers les méandres de la vie nocturne cordouane, et égayera nos temps libres dans la résidence.

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Antonio, lui, est de Grenade. Il est étudiant aussi. Il effectue son Master en techniques des énergies renouvelables, parallèlement auquel il travaille pour une entreprise de consultance active dans l’efficience énergétique. Malgré le nombre de soirées passées en sa compagnie, nous déplorons de n’avoir jamais pu l’initier à notre fameux jeu Perudo. La vie est encore longue, du moins, nous l’espérons. Stine & Ayoe furent les workawayers qui sont arrivés après nous. Ces deux jeunes étudiantes Danoises sortent fraichement des secondaires et prennent le temps de voyager pour connaitre un peu mieux le monde et se connaître un peu mieux elles-mêmes, avant de se lancer dans une éventuelle carrière universitaire. C’est génial, et c’est très commun au Danemark.

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IMG_1811Enfin, le couple de voyageur Ben & Mia. Il est Australien, elle est Sud-Africaine, ils sont mariés depuis 8 ans et vont avoir leur premier enfant dans quelques mois… Ils ont appris la bonne nouvelle en voyageant. Ils sont partis de Sydney en janvier. Thaïlande, Maroc, (et sans doute d’autre pays dont je ne me souviens plus) et maintenant Espagne, avec leur première expérience Workaway. Plus tard, Italie, Croatie, puis Afrique du Sud pour mettre au monde le bébé qu’ils n’attendaient plus. En Australie, il était prof et elle était coiffeuse. Le monde peut être content de savoir qu’un petit bout de plus va naître entre deux magnifiques sourires, illustrant deux merveilleux esprits positifs et généreux.

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Nous avons été gâtés, pour notre dernier jour, nous avons eu l’honneur de partager notre premier barbecue de l’année en compagnie de ce beau monde. Neil et Antonio manquaient toutefois à l’appel… Après, nous prenions le départ vers l’ouest – en covoiturage à nouveau – vers l’endroit où coïncident la frontière du Portugal et l’océan Atlantique : Ayamonte. Nous y poursuivrons notre périple Workaway au sein de BicilandiaPark, mais ça, ça vaudra un article à part entière…

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La continuación de nuestro viaje nos llevó hasta Córdoba, una ciudad de especial importancia durante el período romano y también durante su etapa musulmana. La ciudad de nuestros días conserva los tesoros que fueron dejando todos aquellos que la habitaron, para hacernos partícipes de un esplendor pasado que sigue luciendo ante nuestros ojos.

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La moderna Córdoba tampoco se queda atrás, brillando desde sus fachadas blancas adornadas con flores de colores que llenan de vida y de alegría sus estrechas calles. El centro peatonal se presenta abierto a los visitantes y a los vecinos que pueblan las calles repletas de bares que bullen durante las horas punta, que no son las mismas que en el resto de Europa. Córdoba amanece temprano y se acuesta tarde, proponiendo muchas actividades de diverso corte para quienes estén interesados en pasar algo de tiempo conociendo la historia de otros años.

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IMG_1514Nuestro camino hasta la que fue la Corduba romana fue tortuoso y no queremos extendernos mucho. Salimos desde el sur de Francia y una serie de catastróficas consecuencias se fue sucediendo: Blablacar, suegro y yerno, operación del corazón, visita de la familia en Marruecos, frenazos, claxonazos, vueltas innecesarias, noche de hotel que no estaba prevista…Balance: 40€ de más y llegada 11 horas más tarde de lo previsto. Lo mejor de todo fue llegar a nuestro destino.

Carola, la persona para la que íbamos a trabajar como “workawayers” nos recibió en su casa del casco histórico de Córdoba con una gran sonrisa y desde ese momento nos dimos cuenta de que estaba muy involucrada en la vida de la ciudad. De origen alemán, pero andaluza de adopción, lleva unos treinta años viviendo en España y está perfectamente integrada en la vida de Córdoba. Con un perfil militante y humano, y con una trayectoria laboral que la ha llevado a ser la directora de la red internacional de tiendas de comercio justo, ha dado un giro y quiere crear un Centro Cultural y hacer de él su dedicación principal. Su vocación de proporcionar un espacio de intercambio para hacer florecer aún más la cultura nos revela a una persona comprometida con su comunidad, con el entorno en el que vive.

Para realizar su sueño era necesario encontrar el lugar ideal…y Carola vio la posibilidad visitando una antigua casa de vecinos en la que adivinó arcos y muros medievales tras revestimientos y paredes más funcionales que estéticas. Ahí comenzaron sus pequeños momentos de gloria, que tienen lugar cada vez que una pared medieval queda restaurada o que se ve un avance evidente en una de las partes del que será su futuro centro cultural.

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La crisis económica que asuela España desde 2008 también se interpuso en los planes de Carola. Ante la imposibilidad de contratar a alguien para realizar los trabajos para transformar la planta baja de su casa, decidió experimentar con la economía colaborativa: Workaway, con el fin de tener mano de obra gratuita a cambio de alojamiento y la posibilidad de vivir en el centro de Córdoba y ¡estar a dos pasos de todo! Al final el intercambio supuso mucho más que eso…También se sirvió de AirBNB para atraer huéspedes a sus numerosas habitaciones, creemos que nueve, por un módico precio y gran confort. Nosotros compartíamos una de ellas.

Nuestras jornadas se desarrollaban de la siguiente manera:

  • 08h37, suena el despertador por segunda o tercera vez y con él comienza nuestro día (siempre hemos intentado despertarnos más de diez minutos antes pero lo hemos conseguido muy pocas veces).
  • 09h00, vestidos con nuestra vieja ropa de trabajo nos ponemos manos a la obra: Allan se encarga de tamizar la arena para quitar las piedras y otros desechos, de liberar el muro medieval de su capa de horrible cemento moderno o de echar abajo toda una pared y sentir una satisfacción enorme tras dejar al descubierto los hermosos arcos que se ocultaban detrás. Yo he hecho un poco de todo: arreglar las habitaciones de los clientes, pintar techos y paredes, dar rienda suelta a mi creatividad pintando estrellas, raspar muros y trabajar con el martillo y el cincel.
  • 10h50, Carola nos avisa de que la pausa para tomar el té será dentro de diez minutos.
  • 11h10, pausa del en la que se congregan todos los workawayers (voluntarios) y Carola, en el segundo patio junto al limonero, que dejaba caer sus frutos sin previo aviso, llegando a sortear en ocasiones el toldo que nos protegía.
  • 11h38, tras cambiar el mundo armados con nuestras tazas de té de flores de azahar, volvíamos a la carga con una sonrisa en los labios.
  • 13h11, hace ya diez minutos que Carola nos ha avisado de que nuestra jornada ha terminado y por fin nos decidimos a guardar las herramientas.
  • 13h30, llega la hora de la comida, a la que sucederá una ducha relajante y una pausa bajo un cálido sol primaveral.

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Después del trabajo, por la tarde, nos quedaban bastantes horas para disfrutar, con la ciudad a nuestros pies. La cultura en Córdoba es muy accesible, los precios son simbólicos y la oferta de actividades es numerosa y de calidad. Además, los ciudadanos de la Unión Europea gozan de entrada gratuita en muchos sitios, e incluso se puede visitar libremente la Mezquita-Catedral si aceptamos madrugar y acudir entre las 8h30 y 9h30 (en horario normal cuesta 8€).

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Nuestras tres semanas en Córdoba nos dejaron mucho sol, pero también lluvia, típica de la primavera andaluza. Los días soleados superaron en algunas ocasiones los treinta grados, por lo que se puede imaginar el calor que puede llegar a hacer durante el periodo estival. Las casas además, son muy frescas, lo que es maravilloso en verano, pero como muchas personas que han habitado en estas latitudes sabrán, las casas son casi siempre muy frías (también en invierno), lo que te lleva a congelarte y notar que en el exterior se está mejor. Fueron días agradables con muchas anécdotas y experiencias compartidas…

Una de ellas fue el traslado de las puertas y ventanas del nuevo centro cultural. El transportista no quería dañar su furgoneta atravesando las estrechas calles del casco histórico, así que decidió descargar la mercancía bastante lejos, a un kilómetro de distancia del destino final. ¿En qué situación nos dejaba eso? Carola, Dani (un amigo de Carola que hace algunas reparaciones en el centro), Allan y yo tuvimos que ayudar a llevar todo el material hasta la casa…No sabíamos lo que nos esperaba hasta que nos encontramos con la carga ¿sería ligera?, ¿una puerta?, ¿dos? La respuesta era lo peor que nos podía pasar: varias ventanas dobles engastadas en madera maciza, con una gran puerta y su respectivo umbral, de similares características y unas dimensiones que no facilitaban su manejo. Para ilustraros: los chicos tuvieron que dar bastantes vueltas haciendo paradas en el camino, Carola transportó varias ventanas en las mismas condiciones, y a mí me tocó tostarme al sol para vigilar la mercancía… Durante el último trayecto nos acompañaba el repartidor, que tuvo la maravillosa idea de arrastrar la gran puerta de madera sobre el asfalto de la carretera. Resultado: el marco de la puerta quedó arañado y afeado, con una buena parte del lateral en astillas. Creo que es la primera vez que veo a alguien tratar con tan poco cuidado una mercancía. Además, se ve que las columnas medievales se habían movido desde que los carpinteros tomaron las medidas, porque uno de los marcos de la ventana no entraba en su espacio y ninguna de ellas se abría hacia donde debería. Espero que el buen hacer de Neil y otros workawayers podrá solucionar tanto desperfecto…

Tras haber mencionado algunos nombres en nuestro relato, no podemos finalizar nuestra historia sin deciros quién es cada una de esas personas que han hecho de nuestra primera experiencia Workaway algo único e irrepetible. Con Dani, además del desastroso transporte de las puertas, compartí varias charlas mientras pintaba un cuarto de baño y él reparaba cosas aquí y allá. Simpático y carismático, le deseo la mejor de las suertes en todos sus proyectos futuros. Es un buen amigo de Carola y alguien que está aportando mucho al centro. Neil es el albañil, el único que verdaderamente sabe lo que hace y que nos da educadas indicaciones a todos, con su característica corrección inglesa y su mirada capaz de atravesar las estructuras y de prever los resultados y las mejores soluciones para cada caso. Espero que disfrute mucho de su aprendizaje del español, el conocimiento de lenguas es muy gratificante, ya que con un poco de esfuerzo constante se ven resultados casi a diario.

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Yasminn, de Francia, en concreto de Montreuil, que según ella parece ser un mundo aparte. Tiene la suerte de disfrutar de su Erasmus en Córdoba, una gran experiencia que me temo, nunca olvidará. Hay algo que cambia para siempre en tu vida después de ese tiempo tan feliz en el que conoces a tanta gente interesante y descubres tantas cosas reveladoras. Queremos decirle de corazón que sentimos haber hecho ruido mientras ella dormía o estudiaba, no creo que los martillazos fuesen música para sus oídos. Lo que sí era agradable era su desparpajo y su acento argentino, con el que nos deleitaba contando sus idas y venidas, cuando salíamos a tomar cerveza, a tapear o simplemente nos sentábamos en el patio bajo el limonero. Ojalá nos volvamos a encontrar en cualquier rincón del mundo. Antonio, el estudiante de Máster granadino y experto en energías renovables también nos ha alegrado nuestros días cordobeses. Era experto en hacer bromas que no lo parecían, ya que su semblante permanecía totalmente serio. Es un peligro, porque te puedes creer cualquier cosa que te cuente. Sus especialidades culinarias son la quiche de Mercadona y los tuppers de su madre, a quien le preocupa que su hijo pase hambre y le manda provisiones como para ir a la guerra.

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Ayoe y Stine son las workawayers danesas que vinieron justo después de nosotros. Acaban de terminar el bachillerato y, como es común en Dinamarca, se han tomado uno o dos años sabáticos para viajar y aprender a hacer cosas por sí mismas antes de iniciar estudios universitarios o de continuar cualquier otro camino. Me parece tan buena idea que quería compartirlo, porque a veces los estudiantes recién graduados tienen la presión de todo el mundo para elegir y posteriormente para tener un éxito inmediato tras salir de la senda académica y lanzarse al vacío en el desconocido mundo laboral. Nos ha encantado conocer un poco más de su país. Por último, el matrimonio de Ben y Mia, él australiano y ella sudafricana, con una bella historia de amor que se prolonga en el tiempo y que no tuvo fronteras, que ahora se ve premiada por un regalo en forma de hijo que nacerá en octubre. A ellos también les deseamos lo mejor, son personas generosas y merecen tener una vida muy feliz.

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Nos ha costado mucho dejar a Carola y su centro cultural para emprender esta nueva etapa en la localidad onubense de Ayamonte, pero para despedirnos nos reunimos todos como buenos andaluces, alrededor de una mesa repleta de manjares, y el último domingo hicimos una barbacoa.

Agradecemos a todas estas personas maravillosas su paso por nuestras vidas, hay muchos tesoros ocultos por el mundo, solo hay que saber mirar y disfrutar de su valor.

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Une réflexion sur “Córdoba, sus tesoros y otras historias

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